| Tribune politique pour Gérard Jodar |
Le président de l’USTKE était attendu, lui aussi, à la barre, hier matin. Il s’y est rendu en fin d’audience, pour une affaire concernant la manifestation organisée le 12 octobre 2007, lors de la visite du secrétaire d’Etat Christian Estrosi. En mars, le tribunal correctionnel l’avait condamné à 60 jours-amendes de 10 000 francs pour ne pas avoir averti les autorités de la tenue de cette marche.« Depuis ce matin, on est complètement en dehors de la réalité du terrain. Contrairement à vous, je ne suis pas payé pour défendre les gens, a-t-il lancé aux magistrats. Or, je vois de la part de certains employeurs ou policiers de la malhonnêteté. »
Revenant sur la visite du secrétaire d’Etat, Gérard Jodar a déclaré avoir reçu, à l’époque, une proposition d’entrevue de la part de Christian Estrosi, qui aurait affirmé « souhaiter que l’USTKE soit le partenaire privilégié de la France ».
« On vise à atteindre l’USTKE d’un point de vue financier »
« On s’est serré la main et je lui ai dit “à cet après-midi”, a poursuivi Gérard Jodar, en évoquant la marche prévue devant le haussariat. Mais je le connais, c’est un démagogue. » Pour Me Aguila, cette marche était avant tout politique. « Or, les défilés à caractère politique sont admis. Pour poursuivre M. Jodar, il faudrait également prouver qu’il en était l’organisateur », a-t-il ajouté. Gérard Jodar, lui, a sa petite idée sur la présence répétée de l’USTKE devant les tribunaux. « Je sais que le Parti travailliste dérange. Je crois aussi qu’aujourd’hui, il y a une stratégie qui vise à atteindre l’USTKE d’un point de vue financier », a-t-il souligné en évoquant l’importance que représentent les amendes et les frais d’avocat pour le syndicat.
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