Au 1er août, la collecte des ordures ménagères ne prendra plus en compte les professionnels et administrations du Mont-Dore. Les plus gros producteurs de déchets doivent choisir un prestataire privé. Les autres ont le choix, mais doivent le faire connaître avant la fin du mois.
Prévu pour juillet, le changement a été repoussé au 1er août. Dans dix jours, la collecte des ordures ménagères gérée par la ville, avec pour prestataire la CSP-Véolia, ne prendra plus en compte ni les entreprises, ni les administrations, ni les commerces… Elle se concentrera sur les ménages, ou assimilés.
« Au 1er août, on applique la réglementation, explique Thierry Santa, secrétaire général de la mairie. Ne rentre pas dans la compétence communale la collecte de tout ce qui est déchets industriels et commerciaux. Le nouveau contrat qu’a signé la commune l’année dernière prend en considération cette compétence véritablement communale. »
Le nombre d’usagers concernés demeure limité. La municipalité a décidé d’assimiler à des ménages près de 90 usagers professionnels : ceux qui se contentent d’un bac classique de 240 litres. Ils ont le choix entre rester dans le giron communal ou s’orienter vers un ramassage privé. Une décision à transmettre en mairie par coupon-réponse dans le délai imparti, ou gare aux mauvaises surprises !
Reste qu’à la date de basculement, une quarantaine de structures seront retirées d’office du système et devront rendre leurs bacs actuels. Charge à elles de trouver un nouveau prestataire de service.
C’est le cas du camp militaire de Plum, en première ligne avec ses quelque 500 personnes. « Une étude est en cours, précise un porte-parole du RIMaP-NC. Nous avons fait une demande à Véolia et une demande à la Sem Mont-Dore environnement, parce qu’il y a une volonté du chef de corps de passer au tri sélectif. » Le choix final risque d’être une question de moyens. Les collèges publics ou les établissements catholiques sont aussi pointés. « Nous avons carrément pris un contrat avec une entreprise privée du Mont-Dore qui proposait ses services », détaille Olivier Daniel, le directeur du lycée Saint-Pierre-Chanel – en l’occurrence la Sem. Ce changement n’est pas anodin, il va faire augmenter la facture annuelle d’environ 50 %. « Ça n’arrange pas forcément nos affaires, surtout que nous avons été prévenus assez tardivement. »
Pas de surprise, en revanche, à la carrière Audemard, qui négocie le nouveau contrat. « La mairie nous a prévenus depuis déjà quelque temps », assure un responsable. Mais « il y aura peut-être une plus-value ». Un degré différent de désagrément, donc, mais le passage à une prestation privée alourdira sans doute les factures.
Plusieurs entreprises de grande taille sont déjà autonomes en la matière, comme Goro Nickel et certains supermarchés.
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