| Fête du Diahot deviendra grande |
En soufflant sa sixième bougie, la fête du Diahot semble entamer une transformation radicale. En arrivant sur le site, on serait cru à l’entrée d’une mini-foire. Entre le public venu en nombre, les attractions colorées destinées aux enfants et l’exposition d’engins motorisés japonais, on aurait pu s’y croire.
Il est vrai qu’au fil des ans, les échos positifs attirent de plus en plus de monde venu des quatre coins du pays pour cette fête du Diahot. Son caractère authentique, la variété des animations et leur richesse donnent à cet événement tout son caractère. Après le discours du nouveau maire, Marcel Paimbou-Poumoine, et le défilé des majorettes qui ont fait le déplacement depuis Dumbéa, le week-end festif a été officiellement lancé.
Le comité des fêtes et la mairie n’avaient pas lésiné sur les moyens. Tous les administrés ont été mis à contribution afin de proposer des activités sportives, culturelles ou éco-touristiques. Outre la visite, de long en large, de l’unique fleuve du Caillou, avec la découverte de ses spécificités et de ses mystères, les plus courageux ont eu la possibilité, pour la première fois, de visiter les grottes Djalabel au terme d’une randonnée d’un peu moins d’une heure.
« Cette singulière fête du Diahot a le potentiel pour devenir grande »
Puis il y avait aussi les différents concours : le bûcheronnage, les lâchers d’animaux pour les enfants, le jet d’épervier, sans compter les courses et autres jeux équestres typiques et spectaculaires qui renforcent le caractère rural de cette manifestation. Même les fins gourmets ont trouvé leur compte. Entre les stands où l’on pouvait acheter des crabes frais et ceux où les oranges ou les ignames des tribus avoisinantes s’étalaient, tout le monde pouvait en avoir pour son argent. Et que dire à l’heure des repas ? Les cro-cro frits du Diahot, accompagnés de riz ou d’ignames au lait de coco, ont fait le régal des gourmands.
La nuit tombée, les animations podium ont fait leur entrée. L’élection de la super-Mamie ou celle de la missette de la fête ont attiré les foules. Les troupes We Ce Ca et Moana Nui ont donné le tempo en musique jusqu’à tard dans la nuit. Le dimanche était principalement consacré au monde équin. Les courses et épreuves se sont succédé tout au long de la journée, faisant la joie des petits et des grands, passionnés ou spectateurs occasionnels en quête de spectaculaire. Les cavaliers des courses en ligne, parcours du cavalier débrouillard, course de stock, avec et sans selle, ont donné le meilleur d’eux-mêmes.
Certes, il y avait des petits grains de sable dans l’organisation et le respect du programme, certes, tout n’était pas parfait et il reste des choses à améliorer, mais ne dit-on pas que Rome ne s’est pas faite en un jour ? À ce titre, cette singulière fête du Diahot a le potentiel pour devenir grande. Et la dynamique créée par le comité des fêtes et la commune laisse présager un avenir des plus brillants.
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