| Yves Ecarlat poursuit sa route |
Comme annoncé, le fleuve Saint-Laurent mène la vie dure aux concurrents de la Québec-Saint-Malo. Après 36 heures de course, la flotte des 40 pieds est à mi-chemin vers Rimouski. Destination Calais et Yves Ecarlat occupaient, lundi, la onzième position.
Les écarts sont encore infimes et la guerre des nerfs ne fait que débuter entre les îles et les pièges du Saint-Laurent. Ainsi, le Calédonien Yves Ecarlat, coéquipier à bord de Destination Calais skippé par Pierre-Yves Chatelain, occupait lundi, la onzième position de la flotte des A40 après 36 heures de course dans la Transat Québe -Saint-Malo. Une course menée par Giovanni Soldini sur Télécom Italia et dont l’arrivée est prévue vers le 15 août. Hier, la prudence était de mise avec un vent irrégulier et contraire dans des courants toujours très forts. Les équipages étaient aux aguets. Patrick Carpentier, l’un des fondateurs de la Class 40, a déjà été contraint à l’abandon en raison d’une voie d’eau suite à un échouage sur un banc de sable. La météo ne prévoit pas de renforcement du vent dans les jours à venir. Les navigateurs ne sont donc pas au bout de leurs peines. La sortie du grand fleuve canadien n’est pas envisagée avant deux jours. Cependant, hier, le terrain de jeu s’est élargi tandis que les courants étaient moins violents.
Attraper les dépressions
L’étude des cartes et les réglages permanents des voiles occupent à plein temps les équipages. Cette septième édition de la Québec-Saint-Malo, course au large en équipages, regroupe une quarantaine de voiliers dont la moitié en Class 40. Elle affiche un parcours compliqué. Non seulement il faut déjouer les pièges du Saint-Laurent mais, ensuite, il faudra être le premier à attraper les dépressions de l’Atlantique nord qui filent, elles aussi, d’ouest en est. Pour Yves Ecarlat, cette traversée sera donc une bonne expérience pour préparer la Transat Jacques-Vabre en 2009 et la Route du Rhum dans deux ans. Soutenu par la province Sud et Goro Nickel, le Calédonien a ajouté à sa course un programme pédagogique et artistique avec les écoles primaires du Caillou afin de sensibiliser les jeunes aux problèmes environnementaux actuels. Et les faire participer au développement durable en Nouvelle-Calédonie. « C’est plus qu’un simple défi sportif... Les enfants sont notre avenir : il est grand temps d’agir si l’on veut leur laisser un cadre de vie digne de ce nom », rappelle le navigateur.
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