| Coupe franche en Polynésie |
Le couperet gouvernemental, tombé en Polynésie, est très lourd. A l’horizon 2011-2012, le régiment d’infanterie de marine Pacifique Polynésie (RIMaP-P), à Arue et à Taravao, sera dissout, et la base aérienne 190, à Faa’a, sera fermée. Soit une réduction des effectifs terre et air, de 920 militaires au total, sur un pôle aujourd’hui fort de 1 800 hommes. La coupe est claire : 50 %.
Une page d’histoire se tourne, dans un fenua habitué à voir dans ses rues des groupes de jeunes en perm’. Habitué depuis longtemps, notamment depuis l’installation du CEP, le Centre d’Expérimentation du Pacifique, dans les années 60, pour son programme d’essais nucléaires. Bientôt éteint, le RIMaP-P est l’héritier du Bataillon mixte du Pacifique créé en 1916, les fameux poilus tahitiens, puis du bataillon du Pacifique, ces volontaires ayant rejoint les forces de la France libre en 1941. Dans une Polynésie à la santé économique fragile, ces trois piliers - tourisme, pêche, perliculture - n’étant pas au mieux, ces futurs départs de militaires résonnent comme une perte soudaine de consommation locale. Nouveau coup dur.
Le haut-commissaire à Papeete, Adolphe Colrat, a indiqué à l’agence TahitiPresse, que « pour l’Outre-Mer, une dotation de 2,4 milliards FCFP (201 680 000 euros) est d’ores et déjà prévue, laquelle sera investie sous la forme de contrats de site et de redynamisation pour créer de l’activité économique ».
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