| Ile des Pins : les voitures des touristes ne sont pas les bienvenues |
Mercredi, les professionnels du transport ont rencontré Yannick Pantaloni, l’armateur de l’Aremiti 4. Ils craignent que la possibilité d’acheminement de véhicules privés qu’offre le ferry nuise à leur activité. Le patron du navire les a entendus.
Si l’arrivée de l’Aremiti 4 a permis à l’île des Pins d’être désenclavée, et aux touristes et aux Kunié de retrouver la voie des mers, moins onéreuse que celle des airs, la possibilité qu’offre le navire de transporter des véhicules était crainte par les professionnels du transport.
Depuis l’arrêt du ferry Yeiwéné en 1996, plus aucune voiture, hormis par le biais de la CMI et sa rotation bimensuelle, forcément inutilisable pour les touristes, ne pouvait être transportée vers Kunié. Depuis cette date, de nombreux hôtels se sont alors dotés d’un parc de véhicules de location. Parallèlement, des entreprises privées se sont montées tant pour louer des voitures que pour transporter les touristes par bus.
Faire le point sur les besoins des touristes et étudier les possibilités d’augmenter le parc
Aujourd’hui, on compte près de quarante-cinq véhicules de location et plus de dix-sept bus proposant près de trois cents places. Sans oublier que deux sociétés de taxi ont, ces dernières années, aussi fait leur apparition.
Craignant de voir leur activité diminuer face à la menace d’une arrivée massive des véhicules des touristes, les transporteurs, les loueurs de voitures et les hôtels proposant un service de navette ont demandé et obtenu de l’armateur de l’Aremeti 4 une entrevue afin de lui exposer leurs desiderata.
Tous se sont donc retrouvés à bord du navire ce mercredi après-midi. Trouvant une oreille compréhensive, les professionnels de la location ont obtenu de Yannick Pantaloni, responsable du ferry, qu’aucun touriste ne puisse venir à Kunié avec son véhicule. Visiblement satisfaits de la rencontre, les responsables des transports de l’île des Pins et l’armateur ont programmé une nouvelle entrevue dans quelques mois. Elle permettra de faire le point sur les besoins des touristes et d’étudier les possibilités d’augmenter le parc de voitures de location en cas de carence. Et par là même régler les deux points noirs liés au transport : d’une part, les tarifs élevés et d’autre part, la saturation rapide du marché en période estivale.
Le Bético II qui offre lui aussi la possibilité de transporter des véhicules, est du même coup prévenu. Les Kunié ne veulent pas perdre le fruit de leur travail.
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