Retour à la Une du jour
samedi 4 juillet 2009  

 recherche avancée
Nos archives



LoisirsNos dossiersVie pratiqueAlbums photosNos servicesNos contacts Nouvelle-CalédonieNouméaGrand NouméaProvincesSportsPacifiqueArchivesFil RSS de l'édition du jour


  Nouvelle-Calédonie > Faits-divers - 28/08/2008    
Retour à la page précédente - Cet article a été consulté 1469 fois
Une heure avec un grand blanc
Trois chasseurs sous-marins sont restés pendant près d’une heure au contact d’un requin blanc femelle, samedi, dans la passe de Mato. L’un d’eux livre son témoignage sur cette « rencontre exceptionnelle » avec le plus craint des prédateurs.

Se retrouver nez à nez avec le plus grand des squales ne ressemble pas forcément à une effroyable scène des Dents de la mer. L’expérience peut même se révéler fascinante, si l’on en croit l’épisode qu’ont vécu trois chasseurs sous-marins, samedi après-midi, en passe de Mato, dans le sud de la Calédonie.
Les trois hommes, accompagnés d’un quatrième camarade, avaient passé une bonne partie de la matinée à chasser tazars et licornes sur un tombant de 25 mètres de profondeur, lorsqu’aux alentours de midi, un requin-marteau s’est approché de la palanquée, suivi un peu plus tard d’un second de 4 mètres de long. « Celui-ci m’a chargé pour nous intimider et nous avons décidé de mettre un terme à la séance de chasse en remontant sur le bateau », raconte Alexandre Lecomte, l’un des membres de l’expédition. Les quatre hommes ont eu à peine le temps d’ôter leurs combinaisons qu’un « requin blanc est remonté à la surface et a commencé à tourner autour du bateau », poursuit le moniteur de plongée.
Eau claire, temps calme, visibilité parfaite… Pour les quatre plongeurs aguerris : impossible de se tromper. Ils se trouvaient bien face au plus craint de tous les squales. « Sa forme massive est très caractéristique. On a vu immédiatement qu’il s’agissait d’un grand blanc », rapporte Alexandre Lecomte.  Malgré ce « détail », qui aurait dû couper toute envie de baignade aux quatre plongeurs, trois d’entre eux sont retournés à l’eau, avec la ferme intention de profiter de ce moment privilégié. « Nous y sommes allés avec énormément d’adrénaline et un peu de d’appréhension au début. Mais son comportement était tellement calme que nous ne nous sentions pas du tout menacés. »

« Nous y sommes allés avec énormément d’adrénaline et d’appréhension au début »

Pendant près d’une heure, ce requin femelle, d’un peu plus de 3,5 mètres de long, a nagé aux côtés des plongeurs « en décrivant des cercles réguliers, qui s’apparentaient avant tout à de la curiosité. On a pris confiance au point de le laisser passer jusqu’à 1,5 mètre de nous. On sentait vraiment une impression de sérénité de sa part. »
D’après les quatre membres de l’équipage, il semblerait que ce soit « le sang, le bruit et les vibrations » qui aient attiré ce grand squale. « Pour nous qui plongeons depuis des années, c’est une rencontre exceptionnelle, que nous ne revivrons sans doute jamais. Toutefois, c’est une pratique que nous déconseillons fortement aux gens, insiste Alexandre Lecomte. C’est parce qu’on a senti qu’il n’était pas nerveux qu’on s’est mis à l’eau. Mais on était tout à fait conscients des risques qu’on prenait. »

Photo de une et photos intérieures : Jérôme Vagnieti et Sébastien Perez

  63 
Depuis 1876, 236 attaques de requins blancs ont été répertoriées dans le monde. Soixante-trois se sont révélées mortelles. Les régions les plus à risques sont la côte ouest des Etats-Unis (90 attaques), l’Afrique du Sud (49 attaques) et l’Australie (45 attaques). En Méditerranée, vingt-trois cas ont tout de même été rapportés, dont onze ont été fatals pour les victimes. Ce qui est supérieur, en termes de mortalité, à la Côte ouest des Etats-Unis et à l’Afrique du Sud. Le dernier cas remonte néanmoins à 1989.
Statistiques de l’ISAF (International shark attack file)
  Trois cas observés en un an 
Bien que les occasions de croiser un grand blanc soient rares, trois cas ont pu être recensés dans nos eaux, en un an. Ce qui est notable par rapport aux autres années. La dernière rencontre remonte au mois de novembre, dans le secteur de Mba (au large de Païta). Un groupe de plaisanciers, qui s’apprêtait à plonger, avait été quelque peu refroidi par la visite d’un requin blanc d’environ quatre mètres, à proximité de leur bateau. Le squale avait tourné autour de l’embarcation sans jamais la toucher. Deux mois auparavant, un autre grand blanc s’était approché d’un groupe de plongeurs, qui nageait à 18 mètres de profondeur, au niveau de la passe de Dumbéa. Le prédateur mesurait près de cinq mètres de long mais n’avait montré aucune agressivité envers le groupe.
Pendant près d’une heure, la femelle a nagé à proximité des plongeurs, sans faire preuve d’agressivité. Le Grand blanc a continué à suivre l’embarcation même après son départ du mouillage.

Sur le même sujet

Dans la même rubrique
Ivre, il se...



Photothèque
Edition du 28/08/2008
 
Voir tous les articles








Craignez-vous que les mouvements dans le capital d'Eramet affectent la SLN ?






40 % des entreprises affirment ressentir les effets de la crise mondiale en Nouvelle-Calédonie. Partagez-vous ce sentiment ?

Oui  45%
Non  45%
Sans avis  10%
<juillet 2009>
lmmjvsd
293012345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
3456789
Depuis le 3 janvier 2008



Horoscope

Convertisseur de devises

Transport maritime

Nos contacts

Météo

Belep
Boulouparis
Bourail
Canala
Dumbéa
Farino
Hienghène
Houaïlou
Ile des Pins
Kaala-Gomen
Koné
Kouaoua
Koumac
La Foa
Lifou
Maré
Moindou
Mont-Dore
Nouméa
Ouvéa
Ouégoa
Païta
Poindimié
Ponérihouen
Pouébo
Pouembout
Poum
Poya
Sarraméa
Thio
Touho
Voh
Yaté

 

Je m'abonne aux Nouvelles Calédoniennes

Le blog de Zoé est en ligne
Imprimer l'article  Retour en haut de la page
Copyright © Les Nouvelles Calédoniennes 2009 - Tous droits réservés - Mentions légales