| Les parents de Melam iront
en Afghanistan |
Comme les autres familles des soldats morts au combat, les parents de Melam Baouma ont été invités à se rendre en Afghanistan. Ils partiront à la mi-septembre.
« On a fait notre deuil. Mais pour Melam, c’est la reconnaissance de son engagement. » Trois jours après les obsèques de son fils, Banabas Baouma vient d’apprendre que l’Etat français les a invités, à l’instar des neuf autres parents des soldats morts dans une embuscade, à rejoindre l’Afghanistan. Ils devraient se rendre au camp où est basé le 8e RPIMa, unité d’où provenaient huit des dix soldats tués. Melam, lui, était issu des rangs du régiment de marche du Tchad. Il est mort en portant secours à ses camarades d’armes.
Banabas et Annie doivent donc s’envoler dans quelques jours pour la Métropole, d’où ils seront pris en charge par les services de l’armée pour rallier l’Afghanistan. « C’est bien, surtout pour ma femme, poursuit Banabas. Nous allons pouvoir voir les endroits où patrouillait Melam et découvrir les lieux où il a vécu ses derniers jours. Mais nous allons aussi rencontrer les parents des autres soldats. »
« Partager avec les autres parents »
Sans doute l’occasion de poursuivre ce travail de deuil, en échangeant avec des hommes et des femmes qui partagent la même douleur d’avoir perdu un fils. « Nous avons déjà pu rencontrer la tante d’Anthony Rivière, le soldat réunionnais mort dans la même embuscade, puisqu’elle habite en Nouvelle-Calédonie. Ce sera donc l’occasion de rencontrer ses parents et de partager avec eux », poursuit Banabas.
Mardi dernier, au cours d’un déplacement à Castres, où est basé le 8e RPIMa, Nicolas Sarkozy avait annoncé que les familles des militaires français tués se rendraient en Afghanistan dans le courant du mois de septembre lors d’un voyage organisé par l’armée, afin qu’elles puissent « commencer le travail de deuil ».
Lors de l’hommage national aux Invalides, les familles des victimes avaient en effet fait part au chef de l’Etat de leur souhait de se rendre en Afghanistan. « Je veux que ce déplacement aille vite. Car pour certains d’entre vous, voir le lieu où (les soldats tués) ont passé leurs derniers moments, c’est un élément qui vous permettra de commencer le travail de deuil », avait ajouté le chef de l’Etat.
P. Ch. avec AFP
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