| Yves Jégo : « Une stratégie d’équité » |
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer a confirmé les éléments de la réforme des retraites indexées. Il souhaite trouver un mécanisme de compensation sur le différentiel de coût de la vie.
Yves Jégo a confirmé, jeudi, la réforme de l’Indemnité temporaire de retraite (ITR). Le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer a indiqué qu’ « il s’avère qu’un certain nombre de dérives sont constatées. La première étant que des fonctionnaires qui n’ont rien à voir avec le territoire en question profitent de leur retraite pour aller s’installer dans ledit territoire et bénéficier de ce surplus de retraite. » Yves Jégo a ajouté que « cela crée un certain nombre de scandales ».
Moraliser en plafonnant
Il a précisé que dans sa « stratégie d’équité en matière de retraite, le gouvernement veut faire en sorte que l’on plafonne le dispositif ». Il trouve « choquant que l’on puisse avoir 45 000 euros de retraite en plus (5,4 MF), simplement parce qu’on décide d’aller s’installer en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie française ».
Yves Jégo a confirmé l’objectif d’arriver dans dix ans à un plafond de 8 000 euros (960 000 F) pour la sur-retraite et dans vingt ans à une fin du dispositif. Le ministre a souligné que « les bases légales » de ce dernier sont « très faibles » car il ne joue pas aux Antilles et en Guyane et qu’il ne concerne que la fonction publique d’Etat et pas la fonction publique hospitalière ni la fonction publique locale.
« Je veux ouvrir avec les syndicats une grande concertation pour savoir comment, au-delà de ces vingt années, l’on trouve un mécanisme de compensation sur le différentiel du coût de la vie. Il faut donc un indice de différentiel entre la Métropole et les territoires », a-t-il souligné. « Aujourd’hui, personne ne peut dire pourquoi la majoration est de 35 % à La Réunion et de 75 % en Nouvelle-Calédonie. Cela repose sur des chiffres forfaitaires qui datent de cinquante ans. »
Yves Jégo a précisé que « l’immense majorité des retraités a moins de 8 000 euros (960 000 F) de majoration et n’a rien à craindre ».
Le ministre veut « moraliser en plafonnant, organiser l’après ITR et mettre fin aux excès car la loi fera que plus personne qui n’a pas un lien avec le territoire, c’est-à-dire qui n’en est pas originaire ou n’y a pas exercé au moins quinze ans ne pourra bénéficier du dispositif ». Il a confirmé qu’une partie des sommes ira dans un fonds outre-mer permettant de financer des projets. David Martin
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