Patrick Vernay a réalisé hier la meilleure performance en championnats du monde de sa carrière, en terminant à la sixième place de l’Ironman d’Hawaii, remporté par l’Australien Craig Alexander. Le Calédonien était dans le bon peloton au sortir de l’eau et a réalisé un excellent marathon. Hélas, le vélo lui avait fait perdre auparavant plusieurs places, comme il le pressentait d’ailleurs… Félicitations !
Certes, il était sorti vainqueur du dernier Ironman de niveau élite, à Roth (Allemagne) au mois de juillet. Certes, il nous avait confié son envie d’accéder à l’une des cinq premières places. Mais comment ne pas se réjouir néanmoins de la sixième place obtenue hier par Patrick Vernay aux championnats du monde de la spécialité, qui se disputaient comme à l’accoutumée à Hawaii ? Car après avoir terminé quinzième en 2004, douzième en 2005 et dixième en 2006, on aurait pu penser que la dixième place également obtenue l’an dernier allait marquer la fin de l’ascension du Calédonien… Il n’en a finalement rien été, et en améliorant son chrono de 2007 de près de cinq minutes, Patrick Vernay s’est prouvé à lui-même qu’il disposait encore d’une jolie marge de progression… à vélo principalement ! Car c’est uniquement dans cette épreuve que l’on peut trouver quelque chose à redire sur la course du meilleur français (et de loin !). Patrick Vernay redoutait de terminer les 180 kilomètres de vélo en quatre heures et 45 minutes. En parcourant cette portion en quatre heures 42, il ne peut être qu’à moitié satisfait de sa prestation, puisque celle-ci n’est que le douzième temps parmi ceux du top 20 final.
Avant de se retrouver sur deux roues, Vernay a, en revanche, parfaitement appliqué les consignes de course qu’il s’était fixées : nager dans les pieds des meilleurs, pour s’économiser sans perdre de distance. Car hormis l’Américain Andy Potts (48 minutes 38 sur les 3,9 kilomètres de nage), septième au final mais meilleur temps en natation, les meilleurs nageurs à avoir terminé cet Ironman dans le top 20 ont évolué dans l’eau durant 51 minutes 39 à 51 minutes et 58 secondes… le chrono de Vernay.
Écœurant sur le marathon final
C’est donc une fois encore sur le marathon final que le Calédonien a dû aller chercher sa place. Parti dans sa spécialité en dix-huitième position, Vernay a ensuite été intraitable, dégoûtant un par un une douzaine de ses concurrents. La chaleur (42 degrés) a aussi été une donne favorable à notre Patrick local : celui-ci nous avait confié avant son départ espérer concourir dans ces conditions. À noter tout de même que Vernay a profité de la disqualification de l’Allemand Timo Bracht, qui avait franchi la ligne d’arrivée en cinquième position après avoir refusé d’interrompre sa course après une pénalité. La Calédonie ne sera pas la seule terre océanienne à se satisfaire de la performance de son représentant : l’Australie célèbre aujourd’hui son troisième champion du monde, et le Néo-Zélandais Cameron Brown a, lui, terminé cinquième. L’an prochain, Patrick Vernay aura 35 ans, l’âge du vainqueur Craig Alexander… Autant dire que le Calédonien n’a pas fini d’être dans une phase ascendante ! Chez les dames enfin, la victoire est revenue comme l’année passée à Chrissie Wellington. En 9 heures, six minutes et 45 secondes, la Britannique a devancé la Néerlandaise Yvonne Van Vlerken (9h21’20) et l’Allemande (9h22’52).
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