De tous les écoproduits initiés par le gouvernement pour lutter contre la vie chère, l’écopain est, de loin, celui qui marche le mieux. 654 tonnes ont été vendues en un an.
Après l’écocartable et l’écoriz (pour lequel un quota supplémentaire de 200 tonnes vient d’ailleurs d’être ouvert), l’écopain a été lancé par le gouvernement en septembre dernier pour atténuer le choc de l’envolée des prix du blé et de la farine. Il s’agit d’un pain de 500 grammes vendu au prix maximum de 130 francs (contre 85 francs la baguette de 250 grammes) et pour lequel les boulangeries ayant passé convention avec le gouvernement perçoivent une subvention de 40 francs par pain.
En douze mois, de septembre 2007 à août 2008, il s’est vendu 1 308 000 écopains, soit 654 tonnes d’un produit de base qui, pour nombre de familles océaniennes, constitue l’essentiel du thé-pain-beurre du repas du soir.
Les ventes ont démarré au seuil d’environ 80 000 écopains par mois et ont atteint 121 000 écopains par mois au cours du dernier trimestre de la période considérée (juin, juillet, août). Ces chiffres officiels sont basés sur les déclarations des boulangeries, qui mettent parfois plusieurs mois à arriver. En réalité, estime la Direction des affaires économiques, la consommation d’écopain serait plus proche de 127 000 par mois, soit plus de 4 500 par jour, distribués dans quelque 280 points de vente.
Le montant de la subvention allouée aux boulangeries fabriquant de l’écopain a suivi l’évolution de la production : 3,2 millions en septembre 2007, près de 5 millions par mois aujourd’hui. Pour la Nouvelle-Calédonie, cela représente, sur douze mois, une dépense de 52 millions.
Reste à vérifier que personne ne triche sur le dos de la collectivité. Des contrôles sont annoncés, aussi bien sur la sincérité des déclarations mensuelles des boulangers que sur le poids minimum du produit fabriqué par les quelque 25 boulangeries signataires de la convention en cours de renouvellement.
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