Les gros travaux du centre de traitement, transit et valorisation des déchets sont en passe d’être achevés. Un dock de tri, un centre de traitement des déchets liquides, une zone de compostage… Nouméa se modernise côté déchets.

Exit le dépotoir, bienvenue au centre de traitement, transit et valorisation (CTTV). L’immense dock qui s’élève maintenant au pied de la colline, change d’ores et déjà la face du dépotoir. Même si pour l’instant le chargement des semi-remorques qui évacuent les déchets sur Gadgi se fait toujours à ciel ouvert, donnant un aspect « hitchcockien » au site, avec oiseaux et papiers dans tous les sens, les choses devraient radicalement changer d’ici peu. Quand ? « On ne peut pas donner de date précise, répond Amaury Pachurka, directeur traitement et valorisation chez Véolia. Avant la fin de l’année certainement. Il reste pas mal de choses à fignoler. »
C’est donc grâce à ce dock et au quai d’apport volontaire que les choses vont changer. Plusieurs flux se côtoieront (particuliers, ordures ménagères, déchets industriels banals, déchets des entreprises et commerces) sans pour autant se croiser, ce qui représente un atout sécurité évident. Le dock lui-même sera divisé en alvéoles (là aussi : ordures ménagères, déchets industriels banals…). Les semi-remorques (de 90 mètres cubes) longeront le dock sur l’arrière et viendront se garer sous une « fenêtre » par laquelle se fera le chargement des déchets. Tout est fermé. Plus de vent, plus de papiers qui volent, plus d’oiseaux…
Les déchets verts seront à terme stockés sur un hectare après avoir été criblés, broyés et transformés en compost
Les déchets seront auparavant triés et dispatchés par catégories, les produits dangereux étant mis de côté : « Il y aura une borne pour les particuliers afin qu’ils puissent y déverser leurs huiles de vidange », poursuit le responsable. Huiles, ferraille, aérosols, piles… ont déjà des filières de traitement. Pour les cartons, plastiques et autres composés, il faudra encore attendre un peu, le temps de valider les filières appropriées.
Sécurité et contrôle sont donc les mots d’ordre du centre. L’accès au CTTV se fait par un double pont-bascule qui permet de peser les camions à leur entrée et à leur sortie. « Ça fluidifie les trafics et ça permet un meilleur contrôle de ce qui entre et sort, explique Amaury Pachurka. D’autant plus que des caméras permettront de mieux visualiser l’intérieur des bennes. » Le tout se passera sous l’œil vigilant d’un employé installé dans une cabine au niveau du pont-bascule.
Un cinquième flux concernera les déchets liquides biodégradables (résidus de fosses septiques et de bacs à graisse). Ils seront traités sur place. « L’eau ainsi récupérée servira à l’entretien des espaces verts du site et à arroser la zone de compostage qui sera mise en place en haut de la colline », poursuit le directeur de traitement. Car les déchets verts (environ 20 % des tonnages réceptionnés mais 30 % du volume) seront à terme stockés sur un hectare après avoir été criblés, broyés et transformés en compost. Les quelque 15 000 tonnes de déchets verts qui rentrent au centre de Ducos chaque année devraient produire environ 3 000 tonnes de compost qui seront proposées à la vente en sac ou en vrac. Une page se tourne au dépotoir.
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