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  Grand Nouméa > Grand Nouméa - 07/11/2008    
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Cause commune
Un jour, vraisemblablement, Nouméa, le Mont-Dore, Dumbéa et Païta formeront une communauté d’agglomération, une véritable entité juridique avec des compétences et des moyens propres. Ce Grand Nouméa-là n’est pas encore d’actualité mais, face à la nécessité, l’intercommunalité est tout de même en marche.

Il est fini, le temps ou la commune constituait l’épicentre de la vie locale et se suffisait à elle-même. Aujourd’hui, Nouméa à l’étroit sur sa presqu’île, craque les coutures. Dumbéa et le Mont-Dore s’étendent en tache d’huile, et Païta un peu plus excentrée se rattache tout de même à la « ville », au sens large.
Avec cette extension urbaine, l’échelle du bassin de vie devient plus grande; on habite dans une commune, on travaille dans une autre, et on a ses activités sportives ou culturelles dans une troisième. Les limites communales ne collent plus aux modes de vie, et il faut bien repenser certains services ou équipements au niveau intercommunal.
Avec aujourd’hui 150 000 habitants, soit les deux tiers de la population totale de la Nouvelle-Calédonie, l’agglomération du Grand Nouméa est condamnée à la réorganisation. Il ne s’agit pas, pour les communes, d’abandonner leurs prérogatives mais de réfléchir en commun à une meilleure cohérence du service public, à une gestion partagée, à une mutualisation des moyens pour diminuer les coûts et améliorer la qualité des prestations et des équipements offerts aux habitants.
En pratique, c’est ce qui a commencé avec les « Sivu », les syndicats intercommunaux à vocation unique. Il y en a un pour l’alimentation en eau, un autre pour le traitement des déchets ménagers, un troisième pour les transports urbains (qui intègre aussi la province).

Les limites communales ne collent plus aux modes de vie

Mais ce ne sont là que des structures ponctuelles. Pour élargir la palette de l’intercommunalité, le contrat d’agglomération 2006/2010 a prévu d’autres outils communs : un observatoire urbain, une mission résorption de l’habitat insalubre, un centre de ressources et des actions de formation en politique de la ville, un centre intercommunal d’incendie et de secours, etc.
La pierre angulaire du dispositif est le SIGN, le Syndicat intercommunal du Grand Nouméa. Créé en 2005, cet établissement public a une vocation opérationnelle. Il pourra s’appuyer sur deux études qui sont en cours et qui devraient aboutir au milieu de l’année prochaine. L’une est le Schéma de cohérence de l’agglomération de Nouméa (SCAN), qui traitera du développement et de l’aménagement du Grand Nouméa pour les quinze prochaines années, en listant les réalisations à mettre en œuvre pour satisfaire une population estimée à 200 000 habitants en 2020. L’autre est un Plan de déplacement de Nouméa (PDA), plus spécialement dédié aux transports urbains dans l’agglomération.

  Fourrière et centre incendie 
En attendant la fin des études, la première réalisation concrète de l’intercommunalité sera la nouvelle fourrière. Dimensionnée pour satisfaire les quatre communes, avec possibilité d’extension, elle sera installée à Ducos, sur un terrain proche de l’ex-dépotoir. Le dossier est en phase d’appel d’offres, et les travaux devraient démarrer en fin d’année ou en début d’année prochaine.
L’autre dossier emblématique de l’intercommunalité, moins avancé, est celui du futur Centre intercommunal d’incendie et de secours. Il pourrait s’installer dans la zone du Normandie. Son pilotage technique est assuré par Nouméa, qui pèse pour 60 % dans le Grand Nouméa.
Enfin, à la frontière de Nouméa, de Dumbéa et du Mont-Dore, vers les tours de Saint-Quentin, est prévue une opération pilote de renouvellement urbain. Ce site où convergent les trois communes pourrait devenir ce que les urbanistes appellent un « barycentre », autrement dit un centre de gravité de l’agglomération.
Aujourd’hui 150 000 habitants, soit les deux tiers de la population totale de la Nouvelle-Calédonie, vivent dans l’agglomération du Grand Nouméa.

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