La JSVDT a réussi à conserver son trophée, jeudi soir, après sa victoire en finale de la Coupe du Pacifique face aux Tahitiens de l’AS Excelsior (53-34). Un doublé qui lui ouvre la porte des 32es de finale du Trophée Coupe de France qui auront lieu en Métropole en février.
Le rêve du Petit Poucet tahitien s’est interrompu dans le nuit nouméenne. Après être parvenus à se hisser à ce stade de la compétition, les joueurs d’Éric Teriierooiterai n’iront pas plus loin et ne verront pas la Métropole en février.
La faute à une équipe calédonienne qui a maîtrisé son sujet de bout en bout. Et ce, même si tout fut loin d’être parfait. L’entraîneur de la JSVDT, Éric Saminadin, ne voulait retenir que le succès de ses protégés. « L’essentiel est la victoire... On a eu pas mal de déchet aux tirs et des pertes de balles », constatait le responsable technique nouméen.
Cette finale de la Coupe du Pacifique commençait de façon idéale pour son groupe, lequel passait un 12-0 d’entrée à une équipe de l’Excelsior débordée. Elle devait attendre
5’ 10 avant d’inscrire ses premiers points par Olivier Auffret, lequel finira, au passage, meilleur marqueur du match (14 points).
Les champions de Calédonie allaient ensuite garder cet avantage et leurs adversaires à distance à l’issue du premier quart (16-6). La défense de zone voulue par le coach de la Vallée perturbait l’ASE.
« J’avais mis en place une zone en 1-3-2 qui était à la limite de l’individuelle, expliquait Éric Saminadin. Je voulais éviter qu’ils shootent à trois points. »
« Je m’attendais à ce genre de défense, reprenait son homologue tahitien. Dès le départ on prend ce 12-0, on a fait trop d’erreurs. Mais il faut reconnaître que la Vallée-du-Tir a une très bonne équipe. »
A défaut de réussir offensivement, Excelsior défendait plutôt bien
Effectivement, ses joueurs rataient tous leurs shoots à mi-distance, et ne devaient leur salut que grâce à quelques paniers rentrés près du cercle...
Bien installée aux commandes de la partie, la JSVDT n’arrivait pourtant pas à larguer un concurrent qui, à défaut d’être en réussite en attaque, se donnait en défense et perturbait les coéquipiers de Fabrice Chaliot. Le capitaine des Jaune et Bleu reconnaissait avoir été « gêné en attaque. On s’est adapté et on s’est dit qu’il fallait poser nos systèmes. » Une rigueur que matérialisaient les frères Weber à l’issue d’une première période, ultra-défensive, bouclée sur une avance un peu plus conséquente (29-14). Forte de cet avantage, la JSVDT allait retomber dans ses travers, la faute au déchet technique qu’avait souligné le coach. Mais comme Excelsior ne trouvait pas la parade, ce relâchement était sans conséquence après une troisième période digne d’un match de benjamins et remportée par les Tahitiens (8-7) !
A 36-22 à l’entame du dernier quart, on ne voyait pas comment l’ASE pouvait revenir et ce, même si Raymond et Benoit Weber devaient rejoindre les vestiaires prématurément (34 et 35e).
Car Yan Mathelon (meilleur marqueur de la JSVDT) se démenait comme un beau diable, alors que Fabrice Chaliot sortait de sa réserve. Libéré de toute pression, l’Excelsior rentrait enfin ses shoots et contribuait à 10 dernières minutes plus haletantes, même si tout était joué depuis longtemps. Il revenait à Erimoana Tapare d’inscrire les derniers points d’une finale remportée 53-34 par la Vallée-du-Tir. Un succès qui faisait suite à celui des filles, en lever de rideau, face à l’AS Rivière-Salée (53-49).
Une soirée en tous points parfaite.
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