| Armelle, Calédonienne en attente de régularisation |
Sa famille est arrivée en Nouvelle-Calédonie en 1853, elle a laissé son nom à quelques rues. Et pourtant Armelle Harbulot Monneret ne sait toujours pas si elle pourra voter aux provinciales de 2009. Elle a pourtant vécu en Calédonie plus d’un quart de siècle. Ses absences sont liées à des contraintes parentales d’abord, conjugales ensuite.
Armelle est née il y a un peu plus de 50 ans aux « Nouvelles-Hébrides ». Par accident puisque son père y effectuait une mission professionnelle pour Unelco, l’ancêtre d’Enercal. Mais elle a grandi en Calédonie jusqu’à ce que ses parents se séparent. Sa vie s’est alors partagée entre le Caillou et la Métropole.
Retrouver son droit naturel
Études supérieures terminées, la jeune fille revient s’installer définitivement à Nouméa en 1975. Définitivement ? Non. Quelques années plus tard, elle épouse un beau militaire, et le suit dans ses affectations successives. Métropole, Afrique, Yougoslavie... de 1996 à 1999, le couple revient effectuer un séjour de trois ans en Calédonie. Armelle est alors inscrite sur les listes électorales de Koné. De 1999 à 2002, elle repart suivre son mari dans une ultime affectation militaire, puis c’est la retraite. En 2002, Armelle monte un commerce à Nouméa avec son mari.
Elle a très mal vécu le fait de ne pas pouvoir voter aux provinciales de 2004. Elle s’est sentie apatride et déchue de sa citoyenneté sur la terre de ses ancêtres et de son enfance. Depuis, elle compte sur la jurisprudence Kilikili pour retrouver ce qu’elle considère comme un droit naturel.
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