Les gendarmes ont procédé, mercredi soir, à une grande opération de contrôle dans les nakamals des trois agglomérations. Quelques infractions ont été relevées.
Dans la nuit noire, les cinq véhicules des forces de police et de gendarmerie se garent sur le bas-côté d’un chemin en terre. Sur le parking, les amateurs de kava voient débarquer, presque médusés, une vingtaine de gendarmes, dans ce nakamal des sous-bois situé près de Plum au Mont-Dore. Il est près de 20h30 et une vingtaine de clients sont toujours présents. Sur réquisition du procureur de la République, le commandant de gendarmerie de la compagnie de Nouméa et des îles Loyauté, Sébastien Lemoine, commence à procéder, avec une quinzaine de gendarmes mobiles et ceux de la brigade du Pont-des-Français, aidés de la police municipale, à la première série de contrôles surprises. Même scénario en ce mercredi soir sur les deux autres communes du Grand Nouméa, à Dumbéa et à Païta.
Au total, une vingtaine de bars à kava, sur l’ensemble des trois communes, devaient être passés au peigne fin. Neuf seulement étaient ouverts, certains n’exerçant leur activité que le week-end. Les gendarmes ont pour objectifs de contrôler la validité de la patente nécessaire pour exercer, le respect de l’interdiction de vente d’alcool ou encore la détention, vente et consommation de produits stupéfiants. « C’est la deuxième fois que l’on est contrôlés depuis deux ans que nous sommes ouverts », relève Raoul, l’un des patrons du nakamal de Plum, très fréquenté. Ici, on vend une cinquantaine de litres de kava par jour. Rien à redire. L’endroit est propre, le kava pressé dans un laboratoire chez un membre de la famille. Les clients jouent le jeu, répondent aux questions des gendarmes, ouvrent leurs sacs, montrent leur pièce d’identité. « Ils font leur boulot », lâche l’un d’entre eux, même s’il ne trouve pas cela très agréable de voir son petit rituel interrompu.
49 personnes et 26 véhicules auront été contrôlés au Mont-Dore
Les papiers sont en règle. Aucune infraction à la vente n’y sera relevée. Seul un homme sur le parking sera pris en flagrant délit de consommation et de détention de cannabis. Ce sera le seul constaté sur les quatre nakamals contrôlés sur la commune. Un peu plus loin, à La Coulée, l’endroit est moins soigné. Des cannettes de bières sont retrouvées sur le sol de la cabane. Il est près de 22 heures. Les contrôles se terminent dans un coquet nakamal de Boulari. Où une énorme pancarte affiche :« Alcool et cannabis interdits » écrit en rouge. « On s’aperçoit qu’on a deux types d’établissement, résume le commandant Lemoine, certains jouent le jeu et exercent leur activité en respectant les conditions d’hygiène et le font dans un bon état d’esprit. D’autres nakamals sont dans un état déplorable, ouverts souvent sans autorisation. Et certains de leurs propriétaires n’hésitent pas à exploiter la misère de personnes pour tenir le bar à kava à leur place et se faire de l’argent. »
Au final, 49 personnes et 26 véhicules auront été contrôlés au Mont-Dore. Aucune infraction ne sera relevée non plus à Païta. À Dumbéa, les forces de l’ordre rencontreront une quinzaine de personnes ivres jouant à la pétanque, alcool vendu par le patron, 200 F la boîte. Trois autres infractions y seront découvertes. D’autres contrôles devraient être organisés de manière plus ponctuelle.
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