| Nicolas Sarkozy veut le respect de l’accord de Nouméa |
Le président de la République s’est exprimé devant les élus d’outre-mer à l’Elysée. Il a justifié sa politique de réformes et a dit que « l’Etat doit être fidèle à sa parole » sur l’accord de Nouméa.
Les maires et élus municipaux d’outre-mer ont été reçus à l’Elysée par Nicolas Sarkozy jeudi matin. La délégation de l’Association française des maires de Nouvelle-Calédonie, menée par Ghislaine Arlie, était présente pour entendre le président de la République.
A une dizaine de jours du comité des signataires qui se déroulera à Matignon, le chef de l’Etat a rappelé l’engagement formulé dans sa lettre aux Calédoniens lors de la campagne présidentielle : « L’Etat fera en sorte que l’accord de Nouméa soit respecté dans la lettre et dans l’esprit. » Nicolas Sarkozy a souligné : « Il me revient avec le Premier ministre de garantir la paix civile et de créer les conditions dans lesquelles la population pourra librement choisir son destin. »
Il a souligné que « chacun a le droit de défendre ses convictions et quelles qu’elles soient, tous les Calédoniens sont confrontés au même défi : celui de réussir à vivre durablement ensemble sur une même terre ». Il a souligné avec fermeté que « l’Etat doit être fidèle à sa parole ».
En 2009, il devrait se déplacer dans l’océan Indien et dans le Pacifique. Vraisemblablement en Nouvelle-Calédonie pour le sommet France-Océanie qui se déroulera au second semestre. Le territoire serait également l’occasion de communiquer sur le développement économique endogène de l’outre-mer. La Nouvelle-Calédonie étant l’une des collectivités en pôle grâce à son nickel.
« Créer les conditions dans lesquelles la population pourra librement choisir son destin »
Le chef de l’Etat a justifié les réformes critiquées outre-mer et sur le Caillou : plafonnement des déductions de charges sociales, indemnité temporaire de retraite (ITR). Sur le plafonnement des niches fiscales, il a remercié « tous ceux qui ont participé à la recherche d’une solution, en particulier Gaël Yanno et Alfred Almont (député de Martinique, président de l’intergroupe des parlementaires d’outre-mer) ».
« L’outre-mer a le droit à la modernité et au progrès. Elle a eu beaucoup de discours d’amour. Elle attend des faits », a-t-il indiqué. Pour le chef de l’Etat, « l’outre-mer, comme le reste de la France, doit être réformé car le monde change », et pas question de ralentir en raison de la crise. Au contraire. Nicolas Sarkzoy a dit assumer, notamment sur le plafonnement de la défiscalisation outre-mer : « Je ne vais pas m’abriter derrière le ministre. Je vais assumer les choix. (…) S’il y a quelqu’un à qui il faut en vouloir, c’est à moi. »
Il a reconnu que « les contraintes du calendrier parlementaire » ont concentré les réformes et a promis que le plus dur est passé : « à partir de 2009, des mesures positives importantes [vont être prises] ».
Il a donné cinq objectifs pour le développement de l’outre-mer : accroître la compétitivité ; inciter à la construction de logements sociaux ; le désenclavement aérien, maritime et numérique ; la formation et l’insertion professionnelles des ultramarins ; la préservation de la nature et la croissance durable. Ceux-ci ont été présentés par le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Yves Jégo. Ils comprennent vingt actions (investissement dans les énergies renouvelables, renforcement du service militaire adapté…). David Martin
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