| 17,9 milliards pour l’usine du Nord |
C’est sans doute le plus gros emprunt jamais signé localement : 17,9 milliards de francs, prêtés à la SMSP par la Financière Océor (Caisse d’Epargne) et la Bred Banque populaire, pour la construction de l’usine du Nord.
En pleine crise économique et financière, c’est un peu surréaliste et tout aussi encourageant. André Dang, le patron de la SMSP, Olivier Guesdon, directeur délégué du groupe Caisse d’Epargne (Financière Océor) et Philippe Bauduin, directeur général de la BCI (Bred) ont signé, mercredi matin à Nouméa, un contrat de prêt de 150 millions d’euros, soit 17,9 milliards de francs, sur 20 ans, remboursables à partir de 2014 et au taux défini lors du montage financier du projet Koniambo, voici deux ans.
Le projet a passé le cap des incertitudes de financement.
Les deux banquiers, comme André Dang, ont souligné combien cette signature est « une marque de confiance dans l’avenir du nickel, de la Nouvelle-Calédonie et de l’usine du Nord ». Un projet « viable, fiable et rentable », conforté par l’entrée de la SMSP dans le monde de la métallurgie via Posco, a noté André Dang qui a remercié Océor et la Bred pour leur « participation au moment le plus difficile ».
« L’usine du Nord se construit selon le calendrier prévu et les banques s’engagent à nos côtés », a insisté le patron de la SMSP en rappelant qu’un milliard de dollars a déjà été dépensé dans la construction, qui mobilise aujourd’hui 935 personnes en Calédonie même.
Le projet, a également noté André Dang, a passé le cap des incertitudes de financement liées aux défaillances de Lehman Brothers et de HSBC. Elles ont été compensées par l’obtention d’un crédit de 550 millions de dollars entièrement garanti par Xstrata, remboursable sur 25 ans avec un différé de six ans, a-t-il annoncé. 10 % seulement en a été consommé à ce jour, et 20 % seulement de l’aide financière de l’État français, via la défiscalisation, d’un montant de 223 millions de dollars. S’y ajoute le prêt signé mercredi à Nouméa, qui devrait se doubler en 2009 d’un second prêt équivalent ou supérieur (150 à 200 millions d’euros), avec les mêmes partenaires financiers et l’Agence française des Banques.
Le reste du programme de construction, a enfin annoncé André Dang, est « financé par les avances en comptes courants ».
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