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20 ans d'accord - 27 juin 2008 |
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Un accord au bout de la nuit, scellé par une poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou, le 26 juin 1988. Sept semaines seulement après l’affaire d’Ouvéa, c’est plus qu’un symbole. C’est l’acte fondateur de la Calédonie contemporaine.
Paroles d’hommes |
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Tous les articles |
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Les années de cendres
| S’il y a un « miracle » calédonien, il ne peut se mesurer qu’à l’aune des « événements », un mot bien pudique pour masquer quatre années de quasi-guerre civile, entre le bris des urnes de Canala par Éloi Machoro, le 18 novembre 1984, et le drame d’Ouvéa, le 5 mai 1988. |
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La valse des statuts
| Entre décembre 1976 (promulgation du statut Stirn) et juillet 1989 (fin de la période d’administration directe), soit en moins de treize ans, la Nouvelle-Calédonie a connu huit régimes politiques différents, dont quatre pendant les événements, trois pour la seule année 1988… |
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Au nom du droit et de la morale
| Le traumatisme des 25 morts d’Ouvéa n’a pas du jour au lendemain signé le terme de quatre années de violences. Mais la prise de conscience qu’il a suscitée a créé le terreau favorable à une reprise de dialogue appuyée sur la « médiation collective » d’interlocuteurs parlant « au nom du droit, de la morale et de l’éthique universelle ». |
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Le temps des provinces
| 1990. La Nouvelle-Calédonie vit son printemps. C’est le temps des provinces naissantes, qui se mettent en place dans le calme revenu, avec beaucoup d’argent et un enthousiasme vivifié par l’exercice de nouvelles compétences. Ce sont, peut-être, les plus belles heures de la provincialisation. |
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D’un accord à l’autre
| L’année 1990 s’efface. La provincialisation va fêter ses deux ans. Les plus inquiets, ou peut-être les plus prévoyants, pensent déjà à la suite, avec la même question qui se pose aujourd’hui : comment fait-on pour sortir du processus sans retourner à la case départ et au rapport de force ? Par la « solution consensuelle ». |
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La racine du système institutionnel
| L’accord de Nouméa n’est pas qu’un épisode heureux d’une histoire passée. Il est la source du régime institutionnel sous lequel nous vivons aujourd’hui. Avec, à partir de 2009, un pas de plus sur la voie de l’autonomie que l’État appelle souveraineté partagée. |
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« Miracle » économique dans le sillage du nickel
Dans la foulée du nickel et des grands chantiers, la Nouvelle-Calédonie affiche une croissance économique
de l’ordre de 5 %. L’année 2007 a été exceptionnelle. Le chômage se fait résiduel, l’argent de la fiscalité rentre à flots et finance les réformes sociales. La paix profite à l’économie. |
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Les grands chantiers sociaux
| Alors que les dix ans de l’accord de Matignon ont été essentiellement consacrés au rééquilibrage, en particulier des infrastructures publiques, la période de l’accord de Nouméa a permis à la Nouvelle-Calédonie de s’attaquer à de grands chantiers sociaux. |
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La part faite à l’identité kanak
| La revendication identitaire d’un peuple dont la culture et le patrimoine ont été « niés ou pillés », selon les termes du préambule de l’accord de Nouméa, a été un puissant ferment de la quête indépendantiste. Vingt ans après, les outils de reconnaissance de cette identité sont là. |
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Les paroles tenues de l’État
| Les partis politiques calédoniens l’invoquent souvent comme arbitre, garant de l’application pleine et entière de l’accord de Nouméa. C’est vrai, mais un peu réducteur. L’État est bien un partenaire à part entière du processus engagé voici vingt ans, avec des missions à assurer et des engagements à tenir. |
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Pacifique : la roue a tourné
| Montrée du doigt par ses voisins régionaux au temps des Événements, du Rainbow Warrior et des essais nucléaires, la Nouvelle-Calédonie est aujourd’hui une bulle de stabilité et de développement soutenu dans un Pacifique marqué par l’instabilité. |
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Paroles de jeunes Calédoniens
Ils ont entre 20 et 32 ans, sont étudiant, salariés ou artiste. Vingt ans après la poignée de main, nous avons voulu donner la parole à cinq jeunes Calédoniens issus d’ethnies différentes.
Nous avons donc rencontré Emmanuelle, 20 ans, étudiante en anglais, Cédric, 21 ans, en recherche d’emploi, ancien instituteur itinérant, Tevita, 29 ans, artiste, Kathy, 32 ans, journaliste, et Rémy, 26 ans, commercial. Ils nous font part de leur vécu et de leurs sentiments sur des moments clés de l’histoire du pays. Des Événements à leur vision de l’avenir, voici un condensé de deux heures de discussion, sur une natte, à l’espace Mwa Kaa du centre culturel Tjibaou. |
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Le gros dossier des transferts de compétence
| Elle avait raté la fenêtre de lancement de 2004, faute de préparation et peut-être d’envie. Elle ne veut pas rater celle de 2009 : à moins d’un an de la troisième mandature de l’accord de Nouméa, la Calédonie se penche enfin sérieusement sur les transferts de compétence. |
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Signes identitaires : trois sur cinq
| Signes identitaires : le sujet chaud par excellence entre indépendantistes et non-indépendantistes. À part le drapeau blanc, celui de la trêve, on voit mal quel symbole pourrait aujourd’hui mettre d’accord les tenants du bleu-blanc-rouge et ceux du bleu-rouge-vert à rond jaune. |
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Trois référendums au bout de l’accord
| Faute d’une solution négociée de manière consensuelle, il faudra au bout du compte voter pour ou contre l’indépendance. Une fois, deux fois, et même trois fois si le camp indépendantiste le souhaite, avec un corps électoral encore plus restreint que celui des élections provinciales. |
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